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HMS Beagle, Aux origines de Darwin

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«  Londres, 1831. Le jeune Charles Darwin, impatient d'embarquer pour le périple de sa vie, prend place sur le HMS Beagle. Le voyage vers des contrées lointaines pleines de promesses sera aussi fait de multiples épreuves. Tandis que ses découvertes sur la faune et la flore le comblent d'admiration et de confusion, la fréquentation d'esclavagistes va le pousser à questionner les principes humanistes de ses contemporains. Un voyage formateur pour l'homme et révolutionnaire pour la science  ». Bande dessinée signée Fabien Grolleau (Scénario) & Jérémie Royer (Dessin, Couleurs), cet ouvrage paru en août 2018 se présente comme un récit graphique biographique du célèbre Voyage de Darwin. Pour autant, il ne s'agit pas de coller parfaitement avec la réalité. Les deux auteurs prennent le libre parti de nous proposer une bande dessinée proche du roman graphique, et d'imaginer une autre approche du Voyage. Récit initiatique, la bande dessinée se concentre bien entendu s...

Syms Covington, l'assistant de Darwin

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Nous avons pris l'habitude de nous imaginer Darwin à bord du HMS Beagle tel un jeune homme solitaire, totalement absorbé par ses rêveries naturalistes. Tout au plus l'associe-t-on au Capitaine FitzRoy, la rumeur qui voudrait que le jeune britannique fut embarqué gracieusement comme compagnon de voyage du Capitaine est tenace. Or, tout autant que Darwin fut bien le naturaliste officiel à bord du HMS Beagle , le jeune homme pour la plupart des officiers anglais du navire un camarade d'aventure apprécié. Mais le Capitaine FitzRoy était soucieux du confort de son naturaliste embarqué. Dans une lettre du 19 juin 1833 adressée à sa sœur Catherine, le jeune Charles rapporte que non seulement le Capitaine lui permet l'usage personnel de la salle des cartes de la dunette, mais qu'un jeune matelot est désormais rattaché à son service. Ce jeune mousse de seulement 15 ans au départ du HSM Beagle n'est autre que Syms Covington, un personnage presque oublié du Voyage d...

[1834] Un nouvel animal de compagnie pour Darwin ?

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Dans ses Notes Zoologiques , Darwin décrit durant son excursion géologique jusqu'aux Andes une petite espèce de Rongeur, que George Waterhouse identifie sous le nom scientifique de Octodon cumingii . Darwin décrit l'espèce comme très abondante au Chili central, provoquant des ravages dans les cultures de maïs, et connue également sous le nom de "Dègue". Il ignorait que ce micromammifère deviendrait aujourd'hui un animal de compagnie ! Octodon degus . Edward Lear (1840)  Transactions of the Zoological Society of London  (vol. 2). Désormais connu sous la taxonomie de Octodon degus , le Dègue ou Degu en anglais a depuis longtemps quitté ses terriers chiliens. En effet, ce charmant petit rongeur intéressa voici quelques décennies les chercheurs en biochimie métabolique en raison de leurs réponses au diabète ou encore aux rythmes circadien. Certains chercheurs supposent même que ce rongeur peut présenter des troubles neurodéveloppementaux similaires au TDAH. Mais très...

Les carnets de terrain de Darwin

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Durant son Voyage autour du Monde, Charles Darwin possédait avec lui plusieurs carnets de terrain qu'il utilisait lors de ses excursions. De retour à bord du Beagle ou hébergé dans des résidences à terre, ces prises de notes rapides lui servaient de point de départ pour rédiger ses Notes zoologiques , Notes géologiques ,   et son Journal de Bord . Ces précieux carnets sont de nos jours conservés par l' English Heritage à Down House. Leur première édition complète date de 2009 (Chancello & van Wyhe, Cambridge University Press ) et ils sont aujourd'hui disponibles en version numérique sur Darwin Online . Au total durant le Voyage, Darwin remplit quinze petits carnets. Il ne faut cependant pas les confondre avec les trois carnets postérieurs à 1836, également conservés à Down House. Hélas, le Carnet des Galapagos a été perdu dans les années 1990, probablement dérobé dans les collections de l'ancienne demeure de Darwin. Par chance, une copie sous microfilms avait été r...

Darwin était-il un autiste à haut niveau de fonctionnement ?

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Le travail obstiné de Charles Darwin (1809-1882) pour les sciences naturelles lui valut d'y consacrer sa vie entière. Mais ce dévouement total cache-t-il une forme d'autisme haut potentiel ? En 2007, le psychologue irlandais Michael Fitzgerald co-publiait l'ouvrage «  Genius Genes: How Asperger Talents Changed the World  » dans lequel il reliait trouble du spectre autistique et génie créatif d'illustres personnalités. Pour poser un ''diagnostic post-mortem'' sur Darwin (chap. 6), Fitzgerald s'appuie sur divers exemples biographiques compatibles avec la définition du syndrome d'Asperger selon le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Diseases (DSM-IV, 1994). Reprenons ces témoignages, la plupart tirés de l' Autobiographie de Darwin (1887), et comparons-les aux critères diagnostics de la version plus récente du DSM-5 (2013). L'enfance de Darwin nous est plutôt bien connue, puisque l'intéressé lui-même en livra un récit assez dét...

[1834] Excursion géologique jusqu'au pied des Andes (4/4)

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Le 13 septembre 1834, la pluie diluvienne cesse enfin. Darwin et son guide peuvent enfin quitter les Thermes de Cauquenes. Les maigres provisions des Thermes (l'hôtel n'était visiblement pas encore un établissement de luxe!) venant à manquer, c'est avec soulagement que Darwin et son guide reprennent la route ! Une fois sur la route principale, ils dorment dans le village de Rio Claro. Le 14 septembre, ils se rendent dans la ville de San Fernando. Les deux cavaliers débouchent alors dans une vaste plaine. Continuant leur chemin, ils sont hébergés par un américain, M. Nixon, propriétaire des mines d'or de Yaquil. En arrivant à la mine, Darwin est frappé par le mauvais état de santé de nombreux de mineurs. Descendant jusqu'à 137 mètres de profondeur, ils doivent remonter sur leur dos plus de cinquante kilogrammes pierres ! Les normes de sécurité sont bien entendu dérisoires ; pour remonter les galeries, ils empruntent des troncs d'arbres placés en oblique dans le...

[1834] Le gros chat de la Pampa

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 Ils sont les maîtres du web, dominent nos foyers et président certainement à la destinée humaine. Qui donc ? Je veux parler des chats, bien entendu ! Et ne nous y trompons pas, point de discours complotiste ici. Juste quelques vérités que vous connaissez déjà, les chats dirigent ce monde, c'est une évidence ! Or Darwin lui-même s'intéressa à la gente féline. Il tenait bien entendu dans sa correspondance des discours moins alambiqués que les miens, mais le chat fascina aussi le grand naturaliste. Et durant son Voyage à bord du HMS Beagle , les escales terrestres furent l'occasion pour le jeune homme d'étudier d'autres espèces de chats que notre fameux Felix sylvestris catus . Dans les fascicules de Zoologie publiés à partir de l'étude de ses observations et spécimens rapportés, George Waterhouse s'intéresse à plusieurs espèces de petits Félins. Parmi les membres du genre Felis sp. selon les critères taxonomiques du début du XIXème siècle, citons le Puma ( ...

[1834] Excursion géologique jusqu'au pied des Andes (3/4)

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Le 26 août 1834, après deux jours de chutes de neige, Darwin et son guide quittent les mines de Jajuel pour retrouver le bassin de San Felipe. «  C'était une vraie journée chilienne, d'une luminosité éblouissante et à l'atmosphère totalement pure  » Charles Darwin, Journal de Bord . En route pour Santiago, la capitale du Chili, ils traversent le Cerro del Talguen et passent la nuit dans un petit Rancho. Le 27 août après avoir franchi des collines basses, ils descendent dans la plaine de Guitr ó n. Le paysage local et la végétation locale lui font immédiatement penser qu'il s'agit là d'une ancienne mer intérieure. Galopant jusqu'à Santiago, ils arrivent en ville avant la nuit. Passant une semaine à Santiago, Darwin est frappé par la ressemblance de la cité avec Buenos Aires, en Argentine. Puis au 5 septembre, il décide de regagner Valparaiso par le Sud. Le chemin n'en est pas moins dangereux, ils doivent franchir un pont de singe fait de peaux qui menace...

[1834] Excursion géologique jusqu'au pied des Andes (2/4)

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Le 18 août 1834, Darwin et son guide Mariano Gonzales sont de retour à la Hacienda du Major Domo. Puis le 19 août 1834, après avoir traversé la proche ville de Quillota, ils remontent la vallée et dépassent au 20 août 1834 la bourgade de San Felipe. Reprenant leur route jusqu'aux mines de Jajuel, il y parviennent au 21 août. Situées dans un ravin au cœur des Andes, ces mines de cuivre sont tenues par un mineur originaire de Cornouailles. Mais notre homme ayant épousé une espagnole, il n'a désormais plus l'intention de rentrer au pays ! Notre homme n'en reste pas moins sensible aux affaires de l'Angleterre. Ou du moins aux affaires de mœurs de la Couronne, puisque dans la conversation avec Darwin il fait référence à George Rex, bâtard présumé du Roi George III. Gravure colorisée de mineurs chiliens au XIXème, par Claudio Gay (1854) Mais revenons à nos mines. En tant que géologue, Darwin va se pencher de très près sur le fonctionnement de l'exploitation minière. ...

[1834] Excursion géologique jusqu'au pied des Andes (1/4)

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Le 14 août 1834, Darwin entame un périple à cheval jusqu'aux Andes.  Contraint par l'hiver, il choisit un périple qui lui épargnera la neige.  Son guide, très probablement Mariano Gonzales, le conduit tout d'abord à l'Hacienda de Quintero, qui appartenait autrefois au fameux officier et aventurier britannique Lord Thomas Cochrane. La région traversée est vallonnée, sans que ces reliefs ne présentent de difficultés particulières. Le chemin le long du rivage Nord permet à Darwin d'observer à nouveau les fameuses couches de coquillages fossiles. Les locaux s'y intéressent aussi, mais pour d'autres raisons. Tout au long du chemin, les fours à chaux lancent leurs fumées vers le ciel bleu chilien. L'Hacienda de Quintero ayant appartenu à Lord Cochrane, désormais un musée. Crédits : Patrimonio Muni Quintero / Wikipedia. Le lendemain 15 août 1834, Darwin et son guide prennent la direction de la vallée de Quillota. Le paysage pastoral de vertes prairies séparé...

Au sujet du livre « Voyage d’un naturaliste autour du monde »

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Le savez-vous ? Le fameux  Voyage d’un naturaliste autour du monde  disponible en français est le troisième volume du  Narrative of the Voyages of H.M. Ships Adventure and Beagle . Publié en 1839 sous le titre abrégé de  Journal and Remarks  il fut la même année que ça parution rebaptisé  Journal of Researches . Il s'agit d'une version narrée des épisodes les plus marquants de la Seconde Expédition du HMS Beagle et des voyages terrestres du point de vue du jeune naturaliste Charles Darwin. Ce livre n'est donc pas à confondre avec le Journal de Bord de Darwin qu'il rédigea de manière quasi quotidienne au cours de son voyage. Comble de malchance pour nous, c’est le seul tome disponible en français. Il vous faudra donc lire la langue de Shakespeare pour connaître les récits contenus dans les deux premiers volumes. Le capitaine FitzRoy édita une partie du premier volume avec le capitaine King, puis rédigea seul le second volume. Pour rappel et précisions, la ...