[1836] Retour à Porto-Praya
Le 31 août, le HMS Beagle arrive de nouveau au Cap-Vert. Le séjour s'annonce bref, quatre jours seulement, et les promenades à terre tout aussi limitées par le début de la « saison malsaine » : au mois de septembre au Cap-Vert, les températures hautes, et quelques précipitations apportent un taux d'humidité moyen de 76% . Il a d'ailleurs plu récemment, et Darwin retrouve « notre vieil ami, le grand baobab, recouvert d'un épais feuillage vert » Charles Darwin, Journal de Bord. Croit-il encore admirer un témoin de la création biblique du Monde ?
L'étape finale au Cap-Vert fut aussi courte que nostalgique, à peine le temps de « dire adieu aux montagnes irrégulières de Santiago ». Mais le souvenir de cette première grande escale naturaliste du Voyage laisse un souvenir heureux à notre jeune naturaliste : « Je suis plein de bienveillance, je l'avoue, envers cette île, et je serai bien ingrat s'il en était autrement ; car je n'oublierai jamais l'immense plaisir ressenti lorsque je me suis trouvé pour la première fois dans certaine grotte de lave, à regarder la houle de l'Atlantique qui battait les rivages déchiquetés ». Le 4 septembre, le HMS Beagle reprend la mer. Au 9 septembre, il franchit le Tropique du Cancer. Onze jours plus tard, il arrive au large des Açores.
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| Baobab Adansonia digitata du Cap Vert, gravure Bérard publié sur le Tour du Monde, Paris, 1861. |

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